Témoignages

Je me souviens de l'accueil que j'ai eu, j'ai commencé à me libérer, j'ai déposé mon fardeau...
Dans ce groupe, j'ai retrouvé ma propre humanité, la manière d'être à soi même sans avoir besoin de se justifier...
En venant à l'association, je cherchais de l'humain. J'en ai trouvé à profusion et cela me réjouit...
"Depuis longtemps j'avais pris un dépliant à la mairie de ma commune... J'avais peur de venir. Un jour, je me suis décidé... Etre écouté différemment m'a valu un choc salutaire."
J'ai toujours hâte de rejoindre les amis de Lueur d'Espoir, car seule je me sens vulnérable ; avec eux l'énergie remonte en moi, je ressens une chaleur, le bonheur, je recharge les batteries.
"C'est long, très long les nuits sans sommeil au point qu'on ne pense qu'à faire cesser ce cauchemar par n'importe quel moyen... Vous savez, cela devient insoutenable, quand vous êtes  des nuits et des nuits sans dormir, d'être à côté de quelqu'un qui dort bien. Tous les matins, je pleurais : je n'en pouvais plus physiquement et moralement... Il m'est arrivé quand j'allais en ville, de ne plus savoir où j'étais, c'était le grand trou noir, j'ai même brûlé des feux rouges, ne réalisant plus qu'ils existaient.

Maintenant que je suis guérie, je trouve nécessaire de démystifier la maladie et le faire comprendre à l'entourage pour éviter le suicide, car j'ai comme expérience que, pour d'autres maladies, on se bat pour VIVRE, mais pour la DÉPRESSION, on a l'envie quotidienne de MOURIR."

Extrait du témoignage à l'origine de Lueur d'Espoir (octobre 1986 Ouest-France)

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