Bulletin Mensuel de Mars 2021

Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la voie sacrée ». René Char en 1971

 

 

MARS 2021 ASSEMBLEE GENERALE

 

 

  1. Ordre du jour :

  1. Formalités administratives : Enregistrement des personnes votantes et des pouvoirs délégués. Assemblée de 3o personnes présentes.

  2. Exposés des activités et états financiers de 2020 par Henri, Isabelle, Cathy, Cécile, Florence et Geneviève.

  3. Élections au conseil d’administration.

Renouvellement des mandats de Cathy, Clotilde, Marie-Thérèse, Isabelle, Cécile et Sylvie. Nouvelles candidates élues : Anne-Marie et Marie-José.

  1. Motions spéciales :

- introduction d’un nouvel article de la Charte : Statut de « membre honoraire à vie ». Statut accepté par vote quasi-unanime.

- Nominations de Marie-Louise Suffissais et Annie Castille au titre de membres honoraires à vie. Votez quasi-unanime.

  1. Echange, discussion, débat général jusqu’à 16h30 co-animé par Florence et Geneviève.

Florence : Je suis ravie de vous revoir. Qu’avez-vous envie de partager maintenant ?

  • J’aimerais dire à tout le monde que c’est très encourageant de voir le grand nombre de présents. Ca nous encourage et sur un besoin de vous !

Geneviève : J’ai envie de vous remercier d’avoir élu deux nouveaux membres du CA. Ca fait très plaisir.

  • Les votes au CA ont permis de voir que vous êtes bien à votre place.

  • Selon une expression à la mode, vous êtes de très bons « cas contact ». Sans vous, je serai dans piteux état..

Geneviève : oui sur fait tous les bien à l’association !!

  • Malgré ce satané virus, le soleil qu’Yvon ramène, c’est une vraie Lueur d’Espoir.

  • Ca fait 25 ans que je suis membre de l’asso après 6 hospitalisations. Si je n’étais pas passé par ici, je n’aurai pas eu la possibilité de parler avec autant de facilité. Merci aux membres du CA. Sur se tri du tunnel. Le témoignage que j’apporte m’aide à dompter mon mal-être.

  • Cette période est-elle difficile pour vous ?

  • Moi, dans ma carrière de marin, j’ai été habitué au confinement.

  • Moi, le fait de ne plus pouvoir embrasser moi beaucoup manque.

  • Pour moi, le plus difficile ce n’est pas être confiné car j’ai une petite pension. L’espacement des soins est dur à vivre. Je ne fais pas partie des personnes prioritaires. D’autres vivent-ils la même choisi ? Côté positif, j’ai des voisins qui me comprennent mieux !

  • Peut-être qu’ils vivent la même a choisi que toi et ça vous rapproche ?

 

 

 

 

Les soins j’y vais de moins en moins car je pense que c’est en moi que je peux m’en sortir. Sans antidépresseur, je me sens mal. Je lutte pour m’en sortir et nos rencontres de visu sont importantes. J’essaie donc de rencontrer souvent du monde.

Florence : Oui, c’est très courageux.

  • Oui les rendez-vous à l’hôpital, je n’y suis pas allé pour plusieurs raisons mais mon désir de reprendre ma vie en main est renforcé.

Florence : Soit, mais tout traitement prescrit aide, tu ne dois pas t’interdire de le suivre.

  • Moi, je fais partie de plusieurs asso et je ne vois personne.

Florence : Peut-être que des gens ont peur de se lier à nous ?

  • Les autres ne’occupe pas de nous, ils s’en fichent !

  • Nous ne voyons guère de personnes voiture sur une peur de la contaminer. Sur n’ose pas.

  • Bien avant la COVID, c’est déjà comme cela, non ?

  • Dans les assos, les membres pratiquent des activité pous partent sans beaucoup parler. Notre asso est différent et c’est très chouette de vous entendre tous comme dans la citation : « le monde est dans ma tête et mon corps est dans le monde ».

  • Moi je connais et fréquente une personne avec qui je marche 1h par semaine.

  • Personne ne vient chez moi alors que j’ai pleins d’amis. Je ne vois personne alors que j’ai des voisins mais tout le monde craint la COVID.

  • Oui, les gens ne viennent pas mais, nous, allons-nous vraiment chez les autres ? Non alors cela se joue des 2 côtés.

  • C’est un réflexe défensive mais il y a le téléphone et il faut l’use. Sachez tous que vous êtes bienvenus à la permanence téléphonique de Lueur d’Espoir. Il y a des privilèges forts qui se nouent et c’est très valorisant pour tous !

  • Moi, quand je suis cassée le pied, ma première réaction a été de téléphoner à Clotilde car j’étais de permanence téléphonique. Notre asso est vraiment pleine d’humanité.

  • Oui, je signale que le lundi, c’est Valentin, un homme qui répond au téléphone et il est très bien.

  • Si tout le monde se renferme, sur n’avancera pas ! Il faut proposer aux autres de venir chez eux ou de les recevoir chez nous. Nous, sur voit des amis. Sur fait attention, bien sûr, mais sur garde des privilèges.

Geneviève : Je suis dans la même démarche que vous. Au départ, comme maman, je m’enfermais pour ne pas contracter la COVID. Maintenant, je fréquente des gens sans boire, ou manger avec eux. J’ai eu ans et j’ai réussi à mettre des choses en place pour éviter l’isolement.

  • Même sans la COVID, en dépression, sur ne veut voir personne.

  • Oui, sur un peur de déranger. Avant, j’étais tellement négatif que j’avais peur de la transmettre aux autres. Maintenant, je peux rire ou pleurer. La COVID n’est pas difficile, la dépression nous impose le confinement.

  • Aujourd’hui nous étions environ 30 personnes ! c’est un bon indice que nous avons envie et besoin de nous voir, non ?

  • C’est difficile de téléphoner quand on est mal. Nos pensées sont sombres qu’on risque de « plomber » la journée de notre interlocuteur.

  • Tant que ce n’est pas un membre de la famille, les cartes sont différentes. Déranger, ça devient dérangeant ! Alors, arrêtons de penser que ça nous dérange.

  • C’est pas le dérangement, en fait, c’est difficile redire toujours la même choisi.

  • Justement, avec nous, à la permanence téléphonique vous pouvez répéter votre mal-être. Il vaut parfois mieux nous parler à nous. Contactez-nous même si vous ne savez quoi nous dire avec précision. Sur peut ensemble trouver le déclic !

  • Ressentir du mieux en parlant de ses problèmes ? Moi, j’ai trouvé un gros arbre à distance de mon domicile à qui j’allais parler de mes angoisses. Cela un duré des années.

  • Oui, les arbres ne risquaient pas d’être dérangés ! Mais ta souffrance du lundi au dimanche reste inchangée. Il ne faut pas avoir peur.

  • Tu dis que cette répétition est dure pour les autres mais ne te mets pas à la place des autres ! Quand on fait du bénévolat, sur reçoit autant qu’on donne ! Ca peut être un cadeau de t’entendre.

  • Quand je vois un paysage de l’Océan Indien, j’oublie tout le reste. J’ai rencontré un voisin de 80 ans qui reconstruit une 2CV et sur un sympathisé. J’ai rencontré aussi une jeune mère de 4 enfants qui m’apporte du plaisir de vivre grâce à ses enfants. Petit à petit, je me force à sortir pour voir des gens et sortir de mes habitudes et de mon isolement. N’est-ce pas la solution ? Mes séjours à l’île de la Réunion m’ont beaucoup apporté.

  • Tu as sans doute raison, chacun peut trouver sa solution personnelle.

  • Rendre service à autrui aide aussi. Quand j’assiste quelqu’un, je ressens une grande satisfaction qui m’aide à sortir de mon malaise.

  • Moi, je pense que quand’on va mal, le partager avec quelqu’un fait du bien. Par ailleurs, c’est bien aussi de bouger quand on le peut.

  • Je voulais rebondir. Il y a eu des moments où je ne pouvais pas sortir car j’étais mal et j’en avais marre d’en parler. Quand je rencontrais quelqu’un ça me faisait plutôt du bien. Un jour, une amie est lieu et m’a sauvé la vie.

  • Sur ne pense pas téléphoner quand on est très mal !

  • Déplacer le problème, est-ce important ? Ca dépend de notre état à cette période.

  • Quand on est au fond du trou, sur ne peut, ne veut rien faire. Quand j’allais mal, mes petits enfants ne m’apportaient rien de positif.

  • Tu as proposé de s’obliger à sortir mais je n’y arrive pas moi ! est-ce vraiment comme ça qu’on s’en tire ?

  • Tu viens nous voir de temps en temps et ça c’est important !

  • Commentaire s’obliger? chacun a sa formule non ?

  • S’obliger? Par moment, je n’en étais pas capable. C’est mon impulsion à moi pour m’en sortir. Mon obligation était minimale mais j’avançais très doucement.

  • Oui, c’est la maladie qui fait ça ! Avant-hier, je devais aller chez ma fille. J’ai fait mon ménage et je suis forcée. Ma dépression est vraiment fluctuante.

  • J’ai un historique de bipolaire et aujourd’hui je me sens bien. Je n’ai aucun souvenir de ma dépression. Lutter contre l’exaltation, c’est impossible selon moi.

Henri : Il est 16h30 et l’heure d’interrompre nos échanges. Je ne crois pas qu’on apprenne vraiment à s’obliger. A Lueur d’Espoir, sur recherche et/ou sur se crée des pistes de réconfort, de salut. Sur trouve ou sur retrouve des désirs de vivre. Avant de nous quitter, Cécile va remettre un petit cadeau (ballotin de chocolats) du conseil d’administration.

Bon retour chez vous.

Voici le résultat du vote de l’élection des membres du bureau :

Président : Henri LELION

Vice-Président : Alexandre (en appui d’Henri)

Vice-présidente : Isabelle

Trésorière : Geneviève

Vice-Trésorière : Anne-Marie

Responsable de Saint-Malo : Clotilde

Co-responsable de Saint-Malo : Isabelle

Secrétaire du CA : Cécile

 

 

 

 

 

 

Texte proposé par Henri

L’Ere des Métamorphoses par Morgane Miel, madame Figaro Janvier 2021

« Il faut que tout change pour que rien ne change » ! La réplique culte du Guépard, de Lampedusa, adapté à l’écran par Luchino Visconti, n’a jamais été autant d’actualité. Il faut dire qu’en termes de changement, les derniers mois ont été d’une intensité rare. COVID, confinements, mesures sanitaires à géométrie variable, crise économique, projets réduits à néant... Qui dit mieux ? Dans ce tunnel sans nageoire, nos nerfs sont mis à rude épreuve. Il faut continuer d’avancer, redoubler d’énergie, de créativité et de courage pour défendre notre travail et nos équipes, égayer nos vies, celles de nos enfants, de nos parents, quand tout semble si lourd, si flou. « C’est le moment d’être agile, flexible », ânonnement les (mauvais) conseillers en tout genre. Ces mots creux me hérissent -pour la souplesse, sur repassera. Je me dis que tous ces concepts nous maintient dans l’illusion du contrôle. Et que, personnellement, j’ai beau viser la décontraction, je me sens plutôt à deux doigts du lumbago. Je me tourne vers l’année à venir, et, ce qui m’aide, c’est de penser aux mots de la philosophe Nathalie Sarthou-Lajus, quand elle explique dans son magnifique ouvrage Sauver nos vies (titre prémonitoire) que l’on ne peut pas traverser une crise, une épreuve, encore moins s’en remettre, si on ne laisse pas d’abord nous traverser. L’oscillation permanente nous force à la remise en question. Suis-je la mieux armée pour faire face à l’incertitude ? comment changer mes réflexes pour voir mieux et plus longe ? Etre dans mon travail toujours plus utile, gagner en force et en impact ? Dans quelles ressources puiser pour garder l’envie, la joie, l’étincelle et même la légèreté, qui font le sel de l’existence ? Commentaire vivre avec la contrainte du repli, nourrir en soi l’optimisme et le lien aux autres ? Parce que nous avons cherché des réponses à ces questions, nous sommes très heureux de partager avec vous ce numéro particulier. L’écrire nous a transformés. Et appris que la meilleure arme pour faire face au changement est peut-être d’accepter d’abord de changer nous-mêmes. Editions Albin Michel

 

 

 

 

 

JOURNEE RENCONTRE

MERCREDI 21 Avril – Salle Bel Air

Rue Fernand Jacq – Métro le Blosne

Pôle Associatif

 

Elle sera à 13h30

 

Nous ne pourrons pas, Hélas, accueillir nos amis de Saint-Malo, les nouvelles du confinement nous en empêchant.

Nous recevrons Madame Amandine Nicolay qui nous entretiendra d’un nouveau projet.

Soyons nombreux à venir l’écouter et l’encourager face à cette période difficile pour tous.

L’après-midi se terminera au plus tard à 17h.

Un très vite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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