Bulletin Mensuel de Février 2021

« Une idée qui nie l’existence de notre corps est contraire à notre esprit ». Baruch Spinoza, Ethique - Des affects.

 

 

 

 

 

 



 

 

Mercredi 17 Février 

Animateur: 

Henri rappelle la décision prise à la dernière rencontre mensuelle tenue en janvier : échanger en petits groupes de 5-6 personnes avant de se regrouper en plénière. Trois sous-groupes de 6 personnes ont donc échangé entre 13h45 et 15h05. Deux autres membres se sont joints pendentif cette période.

Voici les curriculum vitae des propos tenus dans les 3 ateliers » (A, B, C).

R. Nous avons parlé de nos expériences. Les mal-aimés dans l’enfance ont beaucoup de mal à s’aimer eux-mêmes, le chemin de toute une vie ! Sur choisit ou non de s’aimer. Il faut une grande volonté pour se sortir d’un déficit d’amour. Quelle est maintenant notre liberté d’action ? La volonté et la liberté sont aujourd’hui nos atouts de salut.

B. Nous avons abordé les difficultés des conjoints avec leurs enfants. Ces soucis révèlent notre mal être ! Il est important de pleurer. Sur peut surmonter des difficultés même si sur est dépressif. Quand on se sent impuissant dans une situation, je n’ai pas la culpabilité d’être impuissant. Parfois, il faut accepter de ne pouvoir rien faire. Sur un commentaire le droit de ne pas savoir agir. Quand on est dépressif, sur prend à son compte les maux des autres. Commentaire s’accepter avec nos différences ? Peut-on faire un pas l’un vers l’autre ? comment ne pas chercher à s’écouter de cœur à cœur avec ou malgré nos différences ?

C. Nous avons échangé sur la difficulté plus ou moins grande de pouvoir communiquer avec nos enfants par exemple. Quand on est dépressif et qu’on vit une épreuve énorme comme la COVID, il est malaisé de ressortir le positif, d’agir plutôt que rester passif, s’autoriser à faire des choses, savoir pleurer pour remplacer les mots qui ne viennent pas.

Suite à ces trois résumés la plénière s’est poursuivie jusqu’à 16h30 (23 personnes au total) animée par Henri.

Quand on est saisi au cœur, sur peut faire une activité (marcheur, jardiner) pour détourner les pensées noires.

Moi, quand j’allais mal, je jardinais, je traitais mes parterres de fleurs. Du semis au renouveau des graines, ça ressemble à la dépression.

Il faut essayer de faire la part des choses, « foutez-moi la paix » comme le dit le livre de Fabrice Vidal.

Henri : Qu’est-ce qu’on se permet vraiment si on ne s’autorise pas à être ou agir ? Quelqu’un un dit qu’on a le droit de parler. Depuis mon entrée chez Lueur, je m’autorise à pleurer, je ne me retiens plus.

Un médicament existe pour atténuer les émotions et les larmes, non ?

Quand on est trop émotif et qu’on prend un médicament, le

n’exprime plus rien, ça nous anéantit ! 

Savoir dire « je m’en fout » au lieu de se triturer l’esprit. C’est

une solution pour relativiser. 

Dans la vie, il faut parfois un déclic pour sortir de la dépression

comme moi après 25 ans de vie conjugale difficile. La vie peut  

être belle ! 

C’est important de noter le positif, d’avoir de l’estime de soi.

Hier, je téléphonais sous la porte cochère d’un immeuble et quelqu’un m’a demandé de m’éloigner. C’est blessant et cela m’a fait ruminer.

Pratiquer la philosophie plutôt que prendre du Prozac. Sur peut choisir de ne pas être offensé. J’ai fait le choix de ne pas trop ruminer.

Henri : Est-ce un moyen de baisser l’agressivité ?

Un jeune se faisait agresser par ses camarades de classe à propos de ses paniers, quand il a pris le parti d’ignorer ses agresseurs ça s’est arrêté.

J’avais 22 ans et au décès de mon père ma mère m’a déclaré : « Faudra pas me laisser ! ». Mon psychiatre m’a dit qu’elle avait eu tort de parler de la sorte.

La culpabilité, c’est un problème. Je culpabilise beaucoup et je m’insulte souvent moi même !

Je pense que les pleurs sont salvateurs et pleurer en particulier sur une épaule compatissante ça fait beaucoup de bien.

Oui, les pleurs nous libèrent.

Quand je rumine parfois, c’est peu de choisi mais sur gratte où ça fait mal. Oui, j’ai reçu une petite blessure mais j’essaie de ne plus y penser. Comme dévaler une pente sur des skis, il suffit de changer de route et d’arrêter.

Henri : On se dit que la rumination coupable est bien meurtrissante.

Ce n’est pas simple du tout. A l’enterrement de mon père un de mes sœurs m’a dit : « Arrête donc de pleure, t’as pas perdu un fils ».

Si on ne peut pas répondre du tac au tac, sur peut envoyer un courrier, non ? Je connais quelqu’un qui a écrit à sa mère décédée et cela lui a fait du bien comme une forme de soulagement, de poids en moins à porter.

Henri : Extérioriser sa peine pour le rendre plus supportable en quelque sorte ?Oui, sur conseille cela dans les couples. Sur réfléchit mieux quand on écrit. J’ai une fille qui faisait cela et ça lui faisait du bien.

Moi, mon mari je lui écrivais mais il déchirait mes courriers !!!

Moi je ne vois plus mes frères et sœurs. Je ne leur parle que par téléphone. Bien souvent les courriers n’ont pas de réponse mais ça m’est égal car je sais qu’ils ont reçu mon courrier.

Une proposition des pleurs, avoir une épaule, c’est important, ça me parle. Le chagrin un besoin d’être reconnu. Sur peut avoir de la consolation, de l’écoute, du partage pour que ça prenne une dimension réelle. Etre reconnue et consolée c’est important !

Consoler quelqu’un c’est lui ouvrir les soutiens-gorge. Ensuite il faut trouver des solutions. Oui, être entendue dans la réalité de ses propos. Pouvoir dire pour être entendue et reconnue dans sa peine, fils traumatisme.

Henri : la crise sanitaire a-t-elle et tous ces sentiments ou besoins ?

Oui, ne plus se prendre dans les bras est malheureux alors que c’est fondamental. Tout le monde est atteint à cause de la COVID. La solitude est plus important à considérer que la COVID.

Oui on est tous égaux vis-à-vis de la COVID, tous touchés, blessés.

Henri : Donc vous dites que le virus rend ça plus dramatique encore que les contacts humains sont très limités.

Ma fille se dit enfermée et aspirée à respirer.

Il y a beaucoup de dépressions, de suicides et il y a plus de psy au service des gens. Moi, mes petits-enfants veulent toujours m’embrasser et lis m’ont fait la guerre pour qu’on reste en relation.

Dans mon milieu de travail, ils sont bien plus agressifs, c’est net.

Parce que les gens se parlent moins. 

Henri : Est-ce un réflexe de défense ? on se barricade ? 

Dans les années 50, il y avait des bals mais à cette occasion des bagarres. Il y a toujours eu  des problèmes de délinquance. 

L’agressivité vient de personnes qui refusent de s’adapter. On accepte mal de changer. Moi je vis cette période difficilement. Ça me manque de ne pas pouvoir serrer des personnes  chères dans les bras. Mes enfants me manquent plus qu’auparavant, c’est très pénible et ils  ont plus de 40 ans. 

La tendresse est absente. 

Moi je préfère souffrir de ça plutôt que d’attraper la COVID quand même. J’ai reçu une visite la semaine dernière d’une personne qui vit dans un hameau isolé où la  COVID est absente. Elle a voulu m’embrasser et ce fut très dur pour nous deux. La COVID je  la prends comme une tempête qui ouvre aussi un bon chemin. 

Henri : Gardons un peu d’optimisme en nous et arrêtons- nous ici pour aujourd’hui. 

A 16h30 nous comptions 23 personnes présentes. 

Merci à Isabelle, notre rédactrice. 

Texte choisi par Cathy qu’elle trouve adapté pour ce passage à une Année Nouvelle. Jacques Brel 1er Janvier 1968 

Le 1er Janvier, le chanteur Jacques Brel lit cette lettre de vœux, pleine d’espoir, aux auditeurs  d’Europe 1. 

Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie  furieuse d’en réaliser quelques-uns.  

Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des  passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires  d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur  de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et  aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche,  à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne  doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et  heureux, car le bonheur est notre destin véritable. 

 

MERCREDI 17 MARS 

Rue Fernand Jacq – Métro le Blosne 

Pôle Associatif 

JOURNEE RENCONTRE 

Elle débutera à 13h30 

Notre Assemblée Générale sera présidée par notre Président Henri, accompagnée par notre  Trésorière Geneviève et les membres du Conseil d’Administration

Venez très nombreux nous encourager ! Nous avons besoin de vous. 

Nous procéderons à l’élection des membres du C.A

Si le temps le permet, nous finirons par un moment d’échange. 

Rappel IMPORTANT: Pour pouvoir voter, votre cotisation de 20 Euros  doit être réglée. Merci

 

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