Bulletin Mensuel de Octobre 2020

«Tel un fils sans père, un père sans fils n’a personne pour le serrer dans ses bras ».  Ferdowsi (le livre des rois).

 

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OCTOBRE – NOVEMBRE 2020



Compte-rendu du débat du 21 Octobre 2020 (11h-12h) à Rennes.

Animé par Geneviève et Henri. Résumé Henri

Henri : Avant le débat, je laisse la parole à Mme Céline Cardon qui anime un atelier de communication non-violente (ancienne membre de Lueur d’Espoir) qu’elle va nous décrire… Mme Cardon expose en quelques minutes les  objectifs et les références (K. Rogers et M. Rosenberg) de sa pratique et se dit prête à animer un mercredi mensuel relatif à cet atelier. 

Merci Mme. Cardon. Qui veut à présent proposer un sujet de débat d’ici midi ? (N.B. : 11 personnes au départ).

Je propose la « Liberté d’expression ». Jusqu’où va la non-violence et le respect de l’autre ? la morale est primordiale mais quelle est la limite de la liberté ?

  • C’est bien joli la liberté d’expression mais il y a des limites, Charlie Hebdo va trop loin !

  • Rien ne justifie la violence, notre pays est bâti là-dessus. Remettre la liberté d’expression en cause est inacceptable…

Henri : Pour éviter une discussion « politique » ou « café du commerce », ramenons cela à Lueur d’Espoir s.v.p.Quand je m’énerve c’est une réaction de mon ego.  - Quand je fais un pas de côté, je réalise que ce n’est pas personnel. Je n’arrive pas à me mettre en retrait, je réagis trop vite…

  • On est plusieurs à réagir comme cela en un quart de seconde

  • J’ai déjà participé à une journée des usagers d’un hôpital. « usager » me fait penser à un kleenex usagé ! Quand j’étais mal en point, je me sentais une épave mais c’est sujet à interprétation.

  • L’égo c’est celui de sa vie, de son ressenti. Si quelqu’un ne pense pas comme moi, je m’en moque. Pourtant les guerres de religion vont exacerber les esprits.

Henri : Et au sein de Lueur, quelles sont les limites aux divergences ?

  • Eviter de blesser l’autre, lui apporter quelque chose. J’ai eu un accident et je me suis vue comme une pauvre grand-mère. L’avantage c’est que j’ai beaucoup maigri et du coup je me suis aimé davantage. On peut s’en sortir.

Florence : Quand on n’a pas de courage de faire face à une épreuve, ce n’est pas forcément par manque de courage …

  • Eviter de blesser autrui, c’est compliqué car on ne connait pas son histoire, c’est toute la difficulté ! Comment écouter l’autre. Le laisser dans sa colère ou m’excuser ?

  • Alors faut-il mieux dire comment éviter la maladresse ? Ne pas avoir peur de s’exprimer ? Partager ses vérités avec les autres.

  • Dans toutes les maladies, on a des fardeaux à porter et peut-être à partager. C’est le but de l’association. Le poids des autres peut nous amener à accepter le nôtre.


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  • Chaque association a une charte et il faudrait la relire. Une fois, quelqu’un a parlé de religion et on lui a dit d’arrêter. Pourquoi ne pas laisser parler et n’arrêter le parleur que si ça déborde ? Parler de religion peut libérer.

  • D’accord mais si c’est pour convaincre autrui, non ! Si c’est un témoignage personnel à propos de l’aide qu’il recherche, oui.

  • La présence des autres est importante, se retrouver chaque semaine à la permanence aide à vaincre la solitude.

  • Parler et écouter sont essentiel à la mission de notre association.

  • Ecouter est important tout en faisant le tri dans la bienveillance.

  • J’ai observé que dans les réseaux sociaux, il y a une absence regrettable de limites.

  • L’anonymat entraîne des dérapages, savoir écouter est difficile. Le cadre est important.

  • Se mettre à l’aise (parler et écouter) aide à atteindre un résultat : je ne suis  plus du tout seul !

  • Avant 1960 je tenais le cahier d’éducation physique. On écrivait et ça avait un impact. La télévision a changé beaucoup de choses et ce que l’on voit même dans les dessins animés, c’est grave.

  • Les réseaux sociaux m’inquiètent, la machine va –t-elle nous remplacer ? Je suis inquiète.

  • Chacun devrait faire le tri, parfois c’est compliqué. Ca cause même parfois le suicide de certains jeunes. Le volet humain, voilà l’essentiel à sauvegarder.

  • C’est intéressant d’être plusieurs à écouter. Il faut du temps pour recadrer les choses. Dans l’autre association où j’écoute, on « ré humanise » l’échange.

  • Lueur d’Espoir me rassure dès l’accueil. Il y a de petites conversations privées, ensuite le débat général.  Ca me rassure et je ne suis plus seule. Ca relativise aussi son problème.

  • J’ai commencé à aller mieux en observant aussi le mal des autres. J’ai été hospitalisé en 2002 et quand j’ai vu le forum citoyen, ça m’a fait « tilt » ! Dans ce forum j’avais du mal à m’exprimer parce que j’étais ému. Après mon témoignage, j’ai écrit à la psychiatre et j’ai dit qu’il fallait rester humain. C’est la force de l’association : l’humain ! Le fait de dire comment j’en étais arrivé là, ce n’est pas facile, il y des émotions qui viennent et qu’on impose aux autres.

  • Dans une classe, l’institutrice a demandé aux enfants de partir faire une B.A. La plupart sont allés dans une église. Un enfant a par contre révélé qu’il avait souri à un homme assez triste. Quelque temps après, l’homme en question a remercié l’enfant qui l’avait, en souriant, empêché de se suicider !

  • Je suis en retard à ce débat car j’ai mal dormi et je suis venu en auto plutôt qu’en autobus. J’aime circuler en autobus car on y fait des rencontres et j’aime dire bonjour aux autres.

  • Parfois des commerçants disent : « si on ne me dit pas « bonjour », je ne le dis pas non plus ». C’est assez triste.

  • On avait gardé le souvenir d’une sortie en mer sur un bateau à voile basé à Dinard et les malouins ont découvert leur ville depuis le large.

  • Oui c’était en 2015.

Henri : Avez-vous gardé les bulletins de cette période ? C’est une mine d’or, non ?

  • Oh oui ! je le lisais quand j’habitais loin.

  • Moi, je le lis deux fois. C’est un lien essentiel entre les membres.

  • Le bulletin papier existait bien avant l’ordinateur tout comme la permanence téléphonique d’ailleurs.

  • La carte postale n’a pas disparu et c’est encore génial !

Henri : J’ai appris avec plaisir que certains membres éloignés de Lueur d’Espoir paient une cotisation annuelle pour recevoir le bulletin mensuel et téléphoner en cas de besoin.

  • Moi, je le reçois par courriel mais je l’imprime pour le contact papier.

  • Moi, j’aime avoir des courriers de mes petits-enfants c’est indispensable la communication. Croisant une vieille dame, je lui ai souri et elle m’a demandé pourquoi ?...

Henri : Eric Berne a écrit un livre de psychologie qui s’intitule : « Que dites-vous après avoir dit bonjour ? ».

  • Moi, à la caisse du supermarché, j’ai parlé à un homme qui m’a rabroué.

  • Ca dépend du caractère de chacun.

  • Toi, c’est toi, moi c’est moi et l’agressivité provoque l’agressivité !!

  • D’après mon père, son instituteur disait qu’il fallait dire bonjour à tout le monde. 

N.B. 11 personnes au départ, 14 à la fin.

Merci à Isabelle pour la prise de note.


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Témoignage Yvon

Propos recueillis par Annie et Patrick 

le 27 janvier 2020

P : Yvon, peux-tu nous dire quand et comment tu es arrivé à Lueur ? 

Y : Je crois que je suis arrivé  - c’est flou -, vers septembre 2009 ou 2010. J’avais récupéré le flyer dans le présentoir de la sécurité sociale à Torigné. Le flyer m’a interpellé, je me suis dis je vais aller voir. Je n’en attendais rien, je suis venu voir. C’était au Champ de Mars. 

P : Quelles impressions en as-tu gardées ? 

Y : Il y avait du monde. Dans un coin de la salle, il y avait le paper board, il y avait aussi Emilienne et Marie-Louise, Cathy et Louis…Il nous manque. 

J’ai aimé avoir été écouté mais j’ai aussi aimé avoir été engueulé. C’est très important ! C’est-à-dire que j’ai été remis en place, secoué  par Emilienne. Elle a raison, c’est comme ça qu’on avance, quand on se remet en cause. Je ne me suis pas posé de questions à l’époque, mais maintenant, je pense, si elle ne m’avait pas engueulé, je ne sais pas si je serais revenu ? J’étais affreusement mal. Quand on est mal, est ce qu’on est capable d’entendre quelque chose ? On est pas en capacité d’écoute. On a pas tous cette capacité-là. Je la revois me prendre par les épaules, c’est ça qui m’a ouvert les yeux. 

P : Emilienne m’a dit : « Tais toi. Ecoute ! » Ca m’a marqué !

Y : Elle sait avec qui il faut être comme ça. Il y a une période, il y avait une jeune femme accueillie de Pleslan le Grand. Elle était à Guillaume Régnier. Emilienne l’avait secouée aussi. Elle m’avait dit que ça lui avait servi d’être secouée. Quand je suis sorti du premier après-midi, j’étais soulagé, mais soulagé !!!!

P : A ce point ? 

Y : Parce que j’avais trouvé un lieu, parce qu’il y avait des personnes qui m’ont cru dans ce que je disais. Elles ne m’ont pas pris pour un farfelu. Dire : je suis un fils de déporté, c’est pas forcément compréhensible. A Lueur, on peut dire ce genre de choses. Et donc, c’était génial !!! Ca l’est toujours !!! Ca dure !!!

: Parle nous de Lueur. Qu’est ce que c’est Lueur pour toi ? Qu’est ce que tu viens y chercher ? 

Y : J’y vois des gens différents de moi. Chacun a sa personnalité, ça m’interpelle, ça m’enrichit. Parfois, ça m’em…. Si ça m’em… , je reconnais qu’il y a quelque chose qui ne va pas bien chez moi. On vient parler de ses problèmes petits ou grands, on entend la façon qu’ont les autres de les résoudre ou de les vivre. Ca, ça m’intéresse, ça m’enrichit. 




P : Ce que tu entends, qu’est ce que tu en ressors ? Tu prends des choses qui vont t’aider à relativiser ?  

Y : Ca m’agrandit l’esprit… Il y a des gens que je vois à l’association, j’ai l’impression qu’ils ne veulent pas s’en sortir. L’idée de base de l’association, c’est de nous aider à trouver les solutions à partir de nous-mêmes et avec l’aide d’autrui. 

P : Pour certains, ça prendra plus de temps que d’autres, mais le déclic peut avoir lieu quand même. 

Y : Ce qui est important parmi les écoutants, c’est de savoir écouter, bien sûr, mais aussi de savoir stopper une personne qui devient envahissante. Il faut réguler la parole.

A : Qu’est ce que tu as trouvé à Lueur et que tu y trouves toujours, parce, tu es quand même un « ancien » maintenant et tu es toujours régulier aux permanences et aux journées mensuelles ! 

Y : Je me sens écouté. Pas jugé. 

P : Est-ce que tu y cherches la même chose qu’au début ? Le lien social a-t-il pris le dessus ? 

Y :Le lien social, en ce moment aux permanences, il devient amical. Mais quand ça devient trop amical, et qu’on voit les personnes au dehors, c’est dérangeant. Quand on connait trop l’histoire des gens, on est envahi ou dérangé. 

: Certaines  personnes viennent pendant des années mais elles ne viennent que pour l’écoute. Mais toi, au fil des ans, c’est peut être moins pour l’écoute que tu viens. Tu as peut être réglé certains problèmes. 

Y : Les personnes qui arrivent maintenant, on sent qu’elles sont très pressées d’être mieux. On peut comprendre mais elles veulent tout,  tout de suite. Mais c’est très long pour être mieux !  Il faut du temps et de la patience. Moi, il m’a fallu du temps. 

P : Est-ce que tu t’y retrouves toujours à Lueur ? 

Y :Oui, c’est toujours très positif. J’apprends toujours des choses. J’ai aussi appris à me mettre en retrait des personnes qui ne me convenaient pas. C’est trop difficile pour moi, je n’ai pas cette capacité, je vais à Lueur pour être mieux, pas pour être moins bien. 

P : Selon toi, quelles sont les valeurs de Lueur ? 

Y : C’est l’écoute. Pour moi, c’est l’essentiel. Et aussi ne pas être jugé. Il n’y a pas besoin d’autre chose. J’entends ce qu’on dit sur les autres associations, j’ai essayé mais je n’y retourne pas. Lueur d’Espoir ne propose pas d’activités manuelles, c’est pour ça que j’y retourne. S’il y avait à toutes les journées mensuelles des activités comme en décembre, je ne viendrai plus. Je vais aux permanences pour quelque chose de complétement différent de mon quotidien. On se regarde quand on se parle et on s’écoute. Ce regard est très important. 

: Ne pas avoir d’activités manuelles, ça permet d’être concentré sur ce qui se dit. Ca laisse venir la pensée.  

Y : Aux journées mensuelles, les personnes ont une attitude différente le matin, le midi et l’après-midi. On voit les personnes sous différents angles. J’avais jamais vu les choses de cette façon avant de venir à Lueur. Les personnes deviennent proches grâce à ça. Le pique-nique, il y a différentes façons de faire, il y a des partages, certains ramènent pour les autres… Il est important ce pique-nique. C’est dommage qu’aux journées mensuelles il y ait un problème de covoiturage.

Suite dans prochain bulletin.

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LETTRE OUVERTE AUX ADHERENTS DE LUEUR D’ESPOIR ET AUX AMIS …C:\Users\Cécile\AppData\Local\Microsoft\Windows\Temporary Internet Files\Content.IE5\ULH04P38\463033069_ce1f47510a[1].jpg

Après sept années de bons et loyaux services à la tête de l’association en tant que présidente,  j’ai passé la main le premier juillet dernier. Lorsque j’avais accepté de prendre cette responsabilité en avril 2013, Réginald était déjà bien malade…, il m’avait semblé alors normal de mettre mes capacités au service d’une si belle association, qui défend une si belle cause, l’être humain dans toute sa fragilité. 

Si mes souvenirs sont bons, je suis arrivée à Lueur en novembre 2008. J’avais rencontré Marie-Thérèse Pépion, alors présidente, lors d’une formation à la MAS. Elle m’avait parlé de l’association, elle m’en avait si bien parlé que je suis venue… J’avais déjà fait un certain parcours associatif – dix ans aux Scouts de France, et dix autres années en tant qu’écoutante à SOS Amitiés. 

Le fonctionnement et les raisons d’exister de l’association m’avaient vivement intéressée, l’offre de Juliette m’avait parue essentielle cependant  quand  je suis venue à Lueur c’était avec une question toute personnelle : Que puis je faire pour redonner à ces personnes en si grande difficulté l’espoir, la force et l’envie de vivre ? Sans doute, le titre m’avait-il interpellée quelque part !!!

J’ai aimé Lueur d’Espoir, j’ai apprécié les personnes que j’y ai rencontré, leur confiance, leur affection, et aussi l’humanité et le profond respect que j’ai ressenti. Le temps a passé si vite !!! J’ai fait de mon mieux pour ne pas vous décevoir. J’ai aimé être votre présidente pendant toutes ces années,  j’ai beaucoup appris. 

C’est le moment pour moi de passer la main : la présidence n’est pas une fonction à vie. D’autres auront de nouvelles idées et feront aussi de leur mieux. Même si je prends un peu de recul, je ne quitte pas l’association pour autant. Nous continuerons à cheminer ensemble pour j’espère vivre encore de beaux moments. 

Je tiens à remercier tout particulièrement Patrick pour m’avoir accompagnée pendant tout ce temps. Sa loyauté sans faille, m’a beaucoup soutenue, aidée, touchée. Je remercie aussi les membres du Conseil d’Administration, ils ont fait leur part et sans eux, rien n’aurait été possible. Je remercie sincèrement Henri d’avoir accepté de prendre la relève,  sans vous oublier aussi , vous, chers adhérents pour la confiance que m’avez témoignée. 

Annie 

 

Compte-rendu de la conférence d’Agnès Orgeas

Thérapie Communautaire Intégrative et Systémique

 

La thérapie communautaire est née en 1987 au Brésil, à l’initiative du professeur Adalberto Barreto, psychiatrie, ethnologue et anthropologue. Afin d’apporter une aide aux habitants  de la favela de Fortaleza. Adalberto Barreto a trouvé plus pertinent d’organiser, au sein de la favela, des réunions publiques hebdomadaires durant lesquelles les personnes pourraient évoquer leurs problèmes et où les solutions se dégageraient à partir des expériences de vie des participants.

Pour que la parole de chacun soit respectée et que l’échange soit le plus libre possible, il a mis en place un protocole unique, très structuré, et définit des règles précises dans une visée de protection.

 

Dans la thérapie communautaire, c'est le groupe qui accueille, soutient et dégage les solutions. Cette thérapie est dite « systémique » parce qu'elle rapproche les difficultés individuelles des interactions sociales. Elle est dite « intégrative » parce qu'elle lutte contre l’isolement et l’exclusion, par  la diversité des cultures, des savoir-faire et des compétences.

Au cours d'une séance, chansons, poèmes, musique, danse, proverbes, etc. amenés par les participants, enrichissent la thérapie par la diversité des modes d’expression.

Cette méthode  est fondée sur deux présupposés fondamentaux :

  1. Toute personne  (ou tout groupe )possède en elle , même si elle n'en a pas conscience , des ressources et des savoirs utiles aux autres, quelles que soient ses conditions sociales, économiques et sa culture.

  2. Ces compétences lui viennent de ses expériences de vie , des épreuves qu’elle a traversées et de sa ou ses cultures .

 

Dans une séance de thérapie communautaire, l’on part d’une «situation problème» (insomnie, rupture, alcoolisme, violence, abandon, solitude, maladie, préoccupations…) présentée par une personne et choisie par le groupe parmi plusieurs propositions.  La question-clé qui déclenche la réflexion est: «Qui de vous a déjà vécu quelque chose de semblable et qu'avez-vous fait pour vous en sortir?»

Dans la thérapie communautaire, la parole est un remède pour celui qui parle aussi bien que pour celui qui écoute. C’est le partage des expériences de vie entre les participants qui montre les issues possibles et permet à la communauté de trouver en elle-même les solutions à des problèmes qu’isolément la personne, la famille et les services publics n’ont pas été capables de trouver.Les situations stressantes peuvent être affrontées grâce à la force, la bienveillance et le soutien du groupe.

Le groupe devient espace d’accueil et de soin grâce au respect des règles  précises assuré par les deux animateurs formés : faire silence, respecter la parole de l’autre, pas de conseils, pas de jugement,  pas d’analyse ou d’interprétation,  pas de discours , parler seulement à la première personne des expériences vécues et proposer, si l’idée vient en résonance avec ce qui est dit, des chansons, poésies, blagues, dictons….. supports culturels hérités de la mémoire collective.  La Thérapie Communautaire se base sur un modèle co-participatif qui favorise la circulation de l’information, suscite la co-esponsabilité et fait émerger les innovations et auto-solutions.

Je tiens à vous remercier pour la qualité de votre écoute et votre implication, c’est chacune et chacun de vous qui avez fait de cette rencontre un moment unique pour moi.

  Chers Amis, A très bientôt j’espère ! Portez-vous bien. Cécile                                                                                                              


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