Bulletin Mensuel Septembre 2020

«La beauté sauvera le monde». DostoÏevski

 


  

 

Bulletin Septembre 2020

 

 

 

 

Journée du 16 Septembre : Animateurs de la matinée : Florence et Henri

13 personnes présentes à 11h

Après-midi : Geneviève et Henri (16 participants)

Henri : 2 questions vous sont posées : qu’avez-vous vécu de significatif pendant cette crise du COVID ? Comment voyez-vous l’avenir proche de notre association ? Quelles actions à court terme pour redémarrer ?

  • La priorité pour moi c’est comment améliorer la relation entre les personnes et la nature ?

  • Moi je pense aux personnes en souffrance qui n’ont pas pu venir pour X raisons. Mimi a été déplâtrée la semaine dernière. Marie-Louise vit encore des séquelles du COVID …

  • Moi j’ai attrapé le COVID asymptomatique et j’ai la chance d’avoir le bon sang (O+). Les protocoles de santé sont terribles à subir.

  • Chez les professionnels de la santé aussi, ma fille est une kiné et c’est difficile !

  • Est-ce que l’on pourra garder la salle de l’association ? Combien peut-on admettre de personnes ? 30 aujourd’hui mais sans garantie demain.

  • 10 personnes seulement à St. Malo dans les rencontres hebdomadaires du mardi.

  • Il y a eu aussi des retards de traitement des autres maladies, syndromes, ne l’oublions pas. Aujourd’hui c’est du rattrapage.

  • Peut-on encore partager un goûter (café, jus, biscuits) ou penser à une autre solution ?

  • Il faut continuer à préserver l’espace convivial. A la permanence du vendredi ne pas courir de risque !

  • Oui mais sans se plomber le moral quand même !

  • Est-ce que l’on peut apporter un gâteau et trouver le moyen de le partager sans risque ?

  • Toutes ces restrictions m’affectent négativement. C’était presque plus facile de rester chez soi. Trop d’incertitude fait mal…

  • Je fais partie d’une chorale et on se retrouve en petit comité de 4 à la fois car on n’a pas une salle ouverte. L’idée c’est de continuer à se réunir.

  • Oui, dans mon groupe on a repris la marche mais les collations sont supprimées.

  • Autrefois, à Montauban de Bretagne on avait beaucoup d’espace (2 salles) et c’était une vraie sortie avec un étang voisin. Peut-on y retourner ?

  • Est-ce que les personnes âgées de 70 ans et plus vont être bridées et perdre beaucoup de liberté ?

  • Moi je vivais mal avant le COVID, j’étais assez claustrophobe mais cette crise a causé un déclic chez moi. J’ai envie de mieux vivre désormais car j’ai compris que la vie est importante. Je ne pense plus à mon passé malheureux et je me sens plus libérée !!

 

 

 

 

 

En parlant de Montauban, je rappelle que cette destination a été abandonnée à cause du co-voiturage difficile.

  • Le témoignage de C. est chouette. Quand on se sent vivant pendant et après le COVID on devient conscient qu’on vit désormais ! un psychiatre a rejeté le terme « usagers » au profit de patient, citoyen, humain, accompagnant. Une crise peut donc aussi être bénéfique non ?

  • Nos rencontres régulières m’ont manqué car voir les gens que je connais est important pour moi. Les entretiens téléphoniques ont été un recours.

  • Au début j’aimais téléphoner mais je n’ai pas continué, c’était trop dur.

  • J’ai vécu cette crise durement, brutalement. J’ai participé à une réunion téléphonique de 3h avec d’autres et j’ai été agréablement surprise. Dommage que plusieurs ne l’ont pas vécu aussi.

  • Oui, c’est une activité de soutien participatif au téléphone pendant 3 h. On réserve une plage horaire (une chambre) avec une animation minimale et c’est gratuit. Il suffit d’un numéro de téléphone et d’un code, c’est tout ! Ce qui m’a manqué aussi, c’est l’absence des jeunes bénévoles (étudiants).

  • On a vécu une coupure forcée et dure. Comment redémarrer Lueur d’Espoir ? Changer de président est aussi un handicap supplémentaire, j’en ai conscience. Apprendre à vivre malgré la crise et avec la crise qui perdure : c’est frustrant.

Henri : Nous au CA nous continuons d’agir en reprenant peu à peu nos activités de permanence et les mercredis mensuels. Maintenant, on a perdu des membres en 2019 et cette année et j’ai été élu président en annonçant une campagne d’adhésion (début 2021) où tous les membres et bénévoles pourront jouer un rôle « d’ambassadeur » (même ceux qui vivent à l’extérieur de la Bretagne)… Etre rassemblés dans l’action en quelque sorte.

  • L’A.G. a eu lieu début juillet mais personne ne nous a donné des nouvelles sur les votes, les membres du CA actuel etc.

  • Certains membres de l’association n’ont pas d’ordinateur donc ils n’ont pas appris la rencontre d’aujourd’hui, c’est dommage. Il faudrait améliorer cela.

  • Oui les personnes qui reçoivent le bulletin par la poste n’ont pas internet.

  • Moi j’ai internet mais je n’ai pas eu le message hélas !

  • Pour moi, le bulletin papier est important. Pendant le confinement, j’ai relu 5 ans de bulletin !

  • J’aime les activités régulières de notre association et c’est compliqué de se soigner toute seule. Le lien humain doit être sauvegardé. Après le COVID je suis allée voir un spectacle dans une ferme. Avant le COVID il y avait 30 participants mais après, près de 120 !

  • J’ai 2 fils qui ont agi en télétravail mais c’était insuffisant.

Florence : Oui notre vie sociale a été mise entre parenthèses, n’est- ce pas ?

  • J’ai eu dans cette période des dialogues plus francs avec mes voisins.

  • Au téléphone, aujourd’hui, je ne veux plus parler du COVID, overdose !

  • Oui au journal télévisé, c’était trop et ça me perturbait, je ne supporte plus.

  • Maintenant je rappelle que le confinement existe toute l’année pour bien des personnes.

  • Moi, je sélectionnais des émissions TV précises, c’est tout et je m’en portais bien.

Florence : Est-ce que cette crise nous a appris à nous rapprocher de gens qu’on aime ?

  • Je l’ai assez bien vécu même si les parcs municipaux étaient fermés. J’ai alors découvert d’autres rues !

  • Pour redémarrer, à ma petite mesure, comment puis-je participer à notre renaissance ?

  • Dans une association de commerçants, il y a eu un changement de présidence, c’est une femme qui a repris le flambeau et c’est bien ! les associations sont fragiles selon moi.

  • Au Secours Populaire le président reste encore une année et a du mal à être remplacé.

  • Le problème de trouver de nouveaux membres c’est qu’il n’y a plus de présentoirs pour laisser des dépliants chez des médecins, kinés, pharmacies…

 

Henri : Moi, je n’ai pas eu de mal dans 2 pharmacies et chez mon médecin. La dépression ça parle à tout le monde, non ?

  • Je ne suis pas sûre que tous comprennent.

  • Des gens ont encore peur de venir dans notre association.

  • Beaucoup sont dans le déni « Je ne suis pas encore là » !

Geneviève : La feuille blanche insérée dans le dépliant est essentielle pour convaincre et prouver notre capacité d’aider.

  • Rester à Lueur ? je me pose la question car je vais vraiment mieux.

  • Moi aussi, je me sens mieux mais si tu as envie de venir c’est légitime.

  • Comment amener les gens à exprimer, décrire leurs souffrances ? les petits groupes à former les mercredis sont selon moi essentiels.

Henri : Nous n’oublions pas l’apport essentiel des petits groupes mais à 13 ce n’était pas essentiel aujourd’hui en tout cas.

  • La dépression n’est pas plus acceptée que cela. Les gens ne comprennent pas assez. Le mari de ma voisine est dépressif et elle le traite de fainéant !

  • Certains ne veulent pas voir, s’ouvrir à ce syndrome complexe.

  • Etre en petits groupes le mercredi et en grand groupe ; les deux sont nécessaires selon moi.

  • L’accueil des nouveaux est essentiel ; être attentif à leur vécu, à leurs demandes plus ou moins claires.

  • Si tu ne sens pas que l’on te tend la main, tu ne reviendras pas.

  • Mon mari venait aux réunions au début. Ca fait 50 ans qu’on est marié et il ne comprend toujours pas mon état.

Geneviève : Moi-même, depuis que je vais mieux, je ne comprends pas la maladie dépressive dont je souffrais tant.

  • Reçoit-on encore des appels de toute la France ?

  • Ma femme m’a dit que j’étais heureux de venir à l’association mais triste à la maison (ce que me disait mon petit- fils autrefois !).

  • J’ai un souvenir vivace. Lors d’une réunion familiale, j’étais incapable de préparer le repas jusqu’à ce que ma fille me dise : «  Ne pleure pas maman, tout le monde sait que tu es malade et nous allons t’aider ! ». Ca m’a fait du bien !!

  • J’ai un gendre qui ne me comprenait pas jusqu’à son divorce. Aujourd’hui il a compris et nous sommes plus proches.

  • Ce qui est difficile à vivre c’est que ça provoque des sentiments horribles que les autres ont du mal à saisir. J’attends peut-être aussi trop des autres !

  • C’est difficile d’aider un dépressif car on ne sait pas ce qu’il ressent exactement. Aujourd’hui mon fils est mal et je ne sais pas comment l’aider vraiment. Il est difficile de le rejoindre dans sa souffrance.

  • Est-ce vraiment toujours à la suite d’un choc émotionnel ?

  • C’est dommage que je n’aie pas fréquenté l’association à ses débuts. J’aurai fait des efforts pour en parler à ma mère et l’inciter à y chercher de l’aide.

  • Pour aider mon fils, j’aimerais trouver l’association qui convienne à son cas. Le café des aidants m’est apparu insuffisant mais j’ai besoin d’aide.

Geneviève : Peut-être nous faut-il aussi mieux connaitre des associations complémentaires de la nôtre. FIN

Voici la liste des thèmes proposés par les participants de cette journée à l’occasion des journées mensuelles de 2021.

  1. Se rapprocher de la nature, visite guidée d’un parc, jardin en compagnie d’un botaniste, guide. A réaliser en juin (Eco-musée) ? 16 votes/16

  2. Médiation par l’animal (sujet non traité en 2020) : 13 votes (février).

  3. Emotions : peurs et blessures psychiques (12 votes).

  4. Réflexion sur le renoncement, le lâcher-prise, le deuil (11 votes).

  5. Atelier d’écriture (10 votes).

  6. La positivité (10 votes).

  7. Les conduites à risques, addictions (9 votes).

Présentation du nouveau C.A.

Les seuls changements à signaler sont les suivants :

HENRI LELION a été nommé président (Annie demeure membre).

GENEVIEVE BOISSIER a été nommé trésorière (Patrick demeure membre pendant 1 an seulement).

ALEXANDRE LECLERC est un nouveau membre, a été nommé vice-président.

ISABELLE MAHIEUX a été nommée vice-présidente.

MARIE-LOUISE SUFFISSAIS, MARTINE LEPIEZ et GERARD PINEL ne sont plus membres.

Rédaction du bulletin par Henri LELION

 

Lettre de Marie-Louise du 30 Juin 2020 à l’association

A vous tous « Lueur d’Espoir » Responsables et Amis,

Ce mardi 30 juin nous sommes semble-t-il à la veille d’un déconfinement, soit quasi 4 mois dans une solitude assez dure à vivre, avec la libération enfin, une fenêtre qui va nous permettre de respirer un peu. Expérience unique dans ma vie déjà longue qui, je pense malgré tout, laissera des traces positives. D’après ce que je crois savoir l’A.G. et le CA ont dû avoir lieu. J’ai bien reçu ou plutôt mal reçu votre courrier à un moment où j’étais mal en point. Il était abondant et comme je ne vois pas, je n’ai pas pu en lire un mot. Chose étrange de ma part, même Lueur d’Espoir n’avait plus d’importance. Vous voudrez bien m’en excuser. Je crois que Marie Thé l’a déjà fait… Je savais que le CA serait renouvelé. Personnellement j’aimerais que vous puissiez dire toute ma reconnaissance à Annie, puisque je savais qu’elle retrait son poste de responsabilité qu’elle a assuré avec compétence et générosité, elle aimait « Lueur d’Espoir ». Je crois, mais je suis moins sûre que Patrick devait aussi achever son mandat, si c’est juste, je le félicite pour la tâche accomplie. Avant les comptes étaient toujours bien faits, justes, mais jamais aussi peaufinés. Ces services remplis avec dévouement, disent l’attachement de Patrick et des autres à notre Belle Association.

Je pense aux personnes qui se sont engagées à leur tour, je forme des vœux pour ceux qui offrent leurs services qui demandent un engagement important mais leur apporte plus qu’ils ne donneront.

Bon courage à tous, prendre ces engagements après la pandémie et à un moment où l’écologie s’impose, où notre manière de vivre doit changer, est un moment fabuleux pour promouvoir Lueur d’Espoir qui correspond tout à fait aux besoins de notre société qui émane du confinement. Je le dis avec force. Reconnaissance, Ecoute, Proximité, Accueil sans jugement sont des espoirs pour la société à venir en particulier pour les personnes vivants la maladie, qui n’arrivent pas à trouver leur place dans notre société performante et qui attendent la rencontre de cœurs compréhensifs et aimants pour se retrouver eux-mêmes.

Chère Association « point n’est besoin de te casser les méninges pour en inventer d’autres ». Ouverture et Disponibilité sont offertes aux personnes déprimées, qui comme tous leurs concitoyens attendent de connaître l’avenir. En prendre soin est source de Bonheur et d’Humanité.

A vous tous, je souhaite un courage heureux dans cette Association qui m’a tant donné. Sœur ML

Interview d’Yvon apparaitra dans le prochain bulletin

 

MERCREDI 21 OCTOBRE

Rue Fernand Jacq – Métro le Blosne

Pôle Associatif

JOURNEE RENCONTRE

Elle débutera à 10h45

Après notre matinée de rencontre nous écouterons et participerons à la conférence de Madame Agnès Orgeas sur le thème « Le soutien Participatif ». Nous vous attendons nombreux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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