Bulletin Mensuel de Fevrier 2020

«Grand est celui qui n’a pas perdu son cœur d’enfant». Mencius

 

 

Bulletin Février 2020

 

 

Mercredi 19 Février

 

Animatrices de la matinée : Florence et Emilienne

14 personnes présentes à 11h et 18 à 12h.

 

Florence propose le sujet : « Nous avons besoin les uns des autres » selon l’entrevue de Christophe André (psychiatre) rapportée dans Ouest France. Elle lit à voix haute le début de ce texte. « Quel diagnostic porter sur notre société ? la société est allée trop loin dans l’individualisme, le développement personnel. D’où l’apparition de comportements égoïstes, narcissiques. L’affirmation de soi et l’écoute des autres devraient être complémentaires, non ? »

« On essaie de vivre cela à Lueur d’Espoir, lier l’individuel et le groupal, entendre les paroles différentes et même contraires, respecter les autres. Le partage est important ici mais quand on revient chez soi, redevient-on égoïste ? Le monde est plus égoïste à cause de l’informatique qui nous isole ».

Mimi : «  Pourtant il y a jamais eu autant d’associations pour parler, se retrouver ! ».

« Il semble que personne n’a besoin des autres. Pourtant la tolérance et la capacité d’écoute sont, selon moi, deux qualités majeures pour bien vivre en société. Dans l’éducation des enfants, on a essayé de les armer sur le plan personnel, ils ont plein d’amis, ils font la fête etc… Dans le monde du travail, on voit beaucoup d’individualisme (par peur de perdre son emploi) et c’est pareil à l’école à cause du numérus clausus (un petit nombre d’élus)… ».

Florence : « C’est très vrai ! S’affirmer est bien mais être aussi avec les autres, c’est mieux ! Par exemple, calculer la hauteur d’une colline à plusieurs est plus facile et exact…. On l’escalade plus facilement aussi ! »

« On a tous besoin des autres, soit, mais jusqu’à combien ? Autrefois, nous étions 10-15 enfants par classe et aujourd’hui près de 40 ! On a l’impression d’étouffer et le prof devient impersonnel … L’argent influence le service, auparavant, on échangeait des services mais aujourd’hui on PAYE ! On revient, toutefois, un peu aux échanges communautaires… Quand nous affrontons un gros souci, les voisins peuvent nous aider par entraide, avec amitié. Moi, j’ai tellement appris à vivre seule que j’ose pas aller voir les autres. Dans le bateau où j’étais cuistot, c’était assez individuel. On travaillait à 29 mais après le travail c’était chacun pour soi, dans sa bulle. Pour apprécier les autres, il faut d’abord se connaître soi-même et être donc conciliant avec les autres. Les jeunes savent souvent vivre en groupe et contourner les problèmes. Pourquoi ne pas faire les premiers pas et apprendre la tolérance envers les autres ? Donner et recevoir ? ».

Florence  continue de lire : « Apprendre à ne pas pouvoir, vouloir tout faire tout seul… ».

« Pourquoi se faire imposer l’autonomie à tout prix ? Ca fait 50 ans qu’on nous l’impose ! Mes parents me répétaient souvent : Compte sur toi avant de compter sur les autres ! J’ai suivi leur conseil et cela m’a réussi. Etre autonome ne signifie pas « être seul » ! Autonomie sous-entend être libre, moins dépendant mais être social est complémentaire ».

 

 

 

 

 

 

 

Mimi : « Etre autonome en acte ce n’est pas t’abandonner mais t’aider à te construire ».

Henri : « Dans ma perception, un être humain sous-entend trois dimensions. Etre physique, bio et psychologique requièrent une prise en charge mais notre dimension sociale implique des relations avec les autres ».

Florence continue à lire : «Relation bonne ou toxique ? Un attachement très fort à quelqu’un peut nous empêcher de nous ouvrir aux autres ».

« Ca dépend de son caractère intro ou extraverti, se connaître est nécessaire. Moi je suis plutôt introvertie. Un extraverti peut prendre trop de place. Le souci c’est l’emprise. Depuis l’enfance, on retrouve les meneurs, des suiveurs et des observateurs ! »

Florence poursuit : « La solitude est le repos de la relation, un homme seul n’est pas accompagné, revenir à soi est complémentaire et la recherche de société peut occuper 20% ou 80% du temps. Trouver son équilibre donc… »

Henri : « A l’évidence il y a des caractères différents mais la question majeure c’est : Comment vivre ensemble avec nos différences ? Respect d’un côté, influence de l’autre, n’est-ce-pas notre vécu à Lueur d’Espoir aussi ? »

« Attention, les gens nous jugent sans cesse. Si on travaille sur soi en pensant aussi que les autres sont différents, on peut avancer. Dans la société, c’est le Lit de Procuste, on juge autrui comme trop ceci ou pas assez cela. L’amour n’est pas forcément représenté par la mère ! Le respect des autres exige du travail ».

Florence lit : «Pourquoi est-ce difficile de demander de l’aide ? Est-ce de la faiblesse ou autre chose ? »

« Moi, cela me demande un effort de m’intégrer à un groupe.  Dire bonjour est facile (je ne suis pas timide) mais parler et partager des idées avec d’autres, me tétanise ! Moi j’ai tellement souvent demandé de l’aide que je n’en demande plus du tout. Si on ne peut rien offrir à autrui, demander de l’aide devient compliqué ».

Florence : « On valorise trop la compétition. A l’école, les bons élèves sont stressés et les autres dévalorisés ».

« Maintenant, on permet à chacun de s’exprimer sauf dans le monde du travail. J’ai été un cadre « fossoyeur »  pour virer des employés pendant 15 ans. Ici, il n’y a pas de jugement mais dehors on doit se protéger, jouer des rôles. Celui qui demande de l’aide risque beaucoup.

Florence : « Quels sont les bienfaits de l’altruisme ? la gratification n’est pas automatique. Comment créer du lien ? En psychologie positive, on nous suggère de se rappeler chaque jour ce que les autres nous apportent ».

«  On a travaillé l’autre jour sur la gratitude, sur la méditation. «  La souffrance peut aider à s’ouvrir au monde », dit une citation. Soit tu rebondis, soit tu restes dans ta souffrance. Je me souviens d’un cas paradoxal où une autiste a remercié sa mère de ne pas l’avoir aimé car cela l’a aidé à s’en sortir ».

Fin du débat à 12h05.

P.S. Cathy signale que la femme de Louis a bien apprécié la carte de condoléances de Lueur d’Espoir.

 

RESULTAT DU SONDAGE AUPRES DES MEMBRES

DE LUEUR D’ESPOIR

Septembre 2019-janvier 2020- Par Henri LELION

Question 1

Comment avez-vous eu connaissance de l’association ?

  • Par des amis ( 5 mentions)

  • Par un professionnel de santé (2)

  • Par Ouest-France (3), les flyers (3), une recherche sur internet (2)

 

Question 2

Quelles étaient vos attentes en devenant membre de Lueur d’Espoir ? Y trouver et y apporter quoi ?

  • Trouver du réconfort, un soutien, un soulagement psychologique (9)

  • Partager mon vécu avec d’autres personnes dépressives (7)

  • Soutenir les autres au besoin ou parfois (4)

Question 3

Commentaires relatifs aux permanences :

  • Participez-vous aux permanences : régulièrement (8), Irrégulièrement (2), Rarement ou jamais (4)

  • Assistance « régulière » : aller plus en profondeur, recherche d’accueil, regrette les tabous (mort/suicide), deux rencontres par semaine svp (4)

  • Assistance « rare ou jamais » : à cause de l’éloignement (2)

Question 4

Commentaires relatifs aux journées mensuelles :

  • Participez-vous aux journées mensuelles  : Régulièrement (9), Irrégulièrement (3), Rarement ou jamais (2)

  • Se rencontrer fait du bien à tous (5)

  • Bonne qualité des intervenants (3)

  • Belles activités variées (2)

Question 5

Commentaires relatifs au bulletin mensuel (changement / amélioration).

  • Lisez-vous le bulletin mensuel ? Souvent (3), Rarement (2)

  • Œuvrer pour les droits des opprimés, la justice et la paix (3)

  • Aller plus en profondeur (1)

  • C’est un lien important entre nous (2)

  • Pourquoi ne pas ajouter une rubrique « petits bonheurs » ?

Question 6

Depuis votre adhésion, que vous a apporté Lueur d’Espoir ?

  • Du bien-être moral, un soutien, un réconfort, des échanges (11)

  • Une bonne ambiance conviviale dans la liberté et le respect (4)

Question 7

« Recommander Lueur d’Espoir à une personne déprimée, le faire ou ne pas le faire ? »

  • Avez-vous déjà recommandé l’association à une personne déprimée ? Oui (2), non (3)

  • Le faire oui, pour apporter une aide, un réconfort, un soulagement et ainsi faire « remonter la pente » (6)

  • Le faire car il y a beaucoup de personnes déprimées – mal du siècle – (3)

  • Ne pas le faire à cause de la distance. Il faut être prêt, sortir les gens du déni et de la peur est difficile (3)

Question 8

Commentaires sur l’avenir de Lueur d’Espoir

  • Actions actuelles à maintenir et/ou développer ?

  • Discussions, échanges du mercredi matin (5)

  • Accueil, liens amicaux, aider les autres (5)

  • Ecoute téléphonique, infos en ligne (3)

  • Pour répondre à quels besoins essentiels ?

  • Etre accueilli, rompre l’isolement (5)

  • Aider les autres et partager des expériences (5)

  • Nouvelles actions à développer ?

  • Voir de temps à autre un film inspirant (1)

  • Augmenter les soutiens et les liens amicaux (1)

  • Publiciser notre association (1)

  • Dépasser les tabous : mort /suicide (1)

  • Favoriser le soutien en dehors des rencontres (1)

  • Faire connaitre la relaxation, yoga, méditation (1)

  • Proposer des marches, randonnées en petits groupes (1)

  • Favoriser davantage les entretiens individuels lors des permanences (1)

Les personnes qui ont répondu au questionnaire :

  • sont âgées de 50-60 (6), 60 et plus (9).

  • habitent la couronne de Rennes (3), la couronne de St Malo (3), d’autres communes (8).

  • sont membres depuis + de 20 ans (3), entre 10 et 19 ans (1), entre 5 et 10 ans (4), depuis moins de 5 ans (7).

Commentaires

  1. Le taux de réponses est un peu décevant (17 réponses pour plus de 25 questionnaires distribués. Malgré les relances et délais prolongés.

  2. On constate aussi une ampleur inégale de réponses aux différentes questions (à creuser lors des débats du mercredi matin ? )

  3. Le niveau de satisfaction globale envers l’association et l’adhésion aux activités sont patents / encourageants.

  4. Il est possible de prendre en compte plusieurs réponses en fonction de projets ou de changements envisagés (par ex une campagne d’adhésion)

  5. Les répondants ont nettement 50 ans et plus mais leur ancienneté d’adhésion à Lueur d’Espoir est plus variable.

Texte choisi

« Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne nous apportent rien. Qui ne nous éclairent pas, ne nous nourrissent pas, ne donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne détruisent pas à petits feux en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.

Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère au rendez vous et découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner.

Victor Hugo (Proposé par Christine)

Avis Important : Une 2ème permanence rennaise se tiendra prochainement un mardi soir par semaine pour rejoindre les travailleurs, travailleuses (test de quelques mois à préciser bientôt).

 

MERCREDI 18 MARS

Rue Fernand Jacq – Métro le Blosne

Pôle Associatif

JOURNEE RENCONTRE

 

Elle débutera à 10h45

 

Après-midi à partir de 14h : Notre Assemblée Générale présidée par notre Présidente Annie, accompagnée par notre Trésorier Patrick et les membres du Conseil d’Administration.

Venez très nombreux nous encourager !

P.S. Rappel : Pour pouvoir voter, votre cotisation de 20 Euros doit être réglée. Merci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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