Bulletin Avril 2019

« L’Avril fait la fleur, le mois de Mai s’en donne l’honneur ». (Proverbe Français).

Nous remercions les personnes qui nous ont signalé que le bulletin du mois de Mars comportait une omission. En effet nous n’avons pas cité les noms des personnes élues ou réélues pour former le CA qui veille au bon fonctionnement de notre association et prend les décisions qui s’imposent dans ce but. C’est une évidence, les adhérents doivent en être informés. Nous nous excusons pour cet oubli. A l’Assemblée Générale ont été élus ou réélus : Annie , Clotilde , Cécile , Marithé , Cathy , Geneviève , Isabelle . A la première réunion de ce conseil ont été élus les membres du bureau :
Membre d’Honneur : Marie-Louise
Présidente : Annie –reprend la présidence pour un an
Vice-Présidents : Henri – Patrick
Trésorier : Patrick – Assistante : Geneviève
Secrétaire : Cécile – Martine
Responsable St. Malo : Clotilde – Marlène - Isabelle
Internet : Gérard – Geneviève
CHGR : Florence – Henri – Martine
Clinique du Moulin – Permanences : Cathy – Gérard
Responsable Goûter : Marithé
Nous les remercions pour leur généreux engagement dans ce service bénévole et nous leur souhaitons de multiples satisfactions. Merci à vous tous !
A quelques jours du week-end Pascal, alors que le beau temps donne très envie de s’évader, plusieurs personnes ont rejoint la salle Bel-Air ce 17 Avril pour la rencontre mensuelle. Est-ce une preuve des bons effets de cette rencontre ? Il faut le penser. Rassemblés pour être au plus près de l’heure prévue, la réflexion est vite mise sur les rails du bon train. Après les remerciements de Florence aux personnes présentes, les participants sont habités par l’évènement qui a touché tant de monde ces jours-ci : l’incendie de la Cathédrale Notre Dame de Paris. Cet incendie me rappelle celui du Parlement de Bretagne. On n’a pas d’argent. J’ai versé une larme. C’est surréel ! Comment en parler dans tomber dans la polémique. Cet évènement touche tout le monde. Pas question de religion, laïcs compris. Le monde entier a été concerné. A Lueur d’Espoir on peut en parler et retomber sur le plancher des vaches. On est tous unis autour de cette réalité, de ce drame national. Quel est le lien avec Lueur d’Espoir ? L’émotion a été unanime. A Lueur d’Espoir nous sommes dans le relationnel. Nous pouvons nous parler et non subir les choses qui nous dépassent. On a besoin de retrouver une unité. Nous rassembler autour de cette perte. Dans la vie toujours tout peut arriver. La maladie fait partie de cet imprévisible. L’humain n’est pas maitre de tout. A Lueur d’Espoir on partage les idées de chacun, on se retrouve dans cette société qu’on ne comprend pas. « Nous sommes tous attelés à la même charrette, mais l’avoine est mal distribué ». Si nous considérons que Lueur est un édifice et est constitué de la pierre qu’apporte chacun. Juliette a fixé les fondations sur des bases solides. Cet édifice à 30 ans ! Qu’en avons-nous fait ? Je ne pense pas que l’on puisse faire mieux à Lueur d’Espoir. On s’écoute bien, on a besoin d’être reconnu, chacun vient avec ce qu’il est. Il sait qu’il ne sera pas jugé. On se considère solide. Bravo ! « J’étais fragile et je cherchais du réconfort. En 1986 l’initiative de Juliette m’a aidé. Elle a parlé, elle a été entendue. Elle a fait la différence entre la dépression et le cancer. Les voisins le reconnaissaient quand elle parlait de son cancer mais ils étaient indifférents à sa dépression. N’a-t-elle pas dit : « Après ma mort tu diras : je meurs de mon cancer, mais ce n’est rien, ma grande souffrance c’est ma dépression. » « Beaucoup font un déni de la dépression qu’ils observent chez les autres et chez eux-mêmes. La peur, la honte sont des deux côtés et empêchent de vivre. On est dur avec soi-même, on se dévalorise, on s’enfonce, on voudrait combattre mais on ne croit ni en nous ni dans les autres. On a peur des conséquences, on ne parle pas ».

A Lueur d’Espoir on partage dans le relationnel, l’écoute, le respect, la revalorisation. « Nous sommes des pompiers dans une caserne, nous écoutons les uns les autres. On se sent utiles et protégés ». « L’association est une bulle dans laquelle je me sens bien. C’est un lieu protégé où l’on peut s’exprimer, se dévoiler en confiance. Venir pour voir des personnes sensibles et touchantes alors qu’habituellement on se méfie des autres et on fait comme si tout allait bien. » « Le besoin d’amour, d’affection est comblé d’une certaine façon dans l’association ». « Se méfier du sourire qui peut cacher un mal-être qui enclenche la culpabilité ; mais en sortant de la rencontre, je me sens bien. Le fait de se sentir bien permet de s’exprimer et d’aller mieux à l’extérieur ». « En face de nous les personnes présentes peuvent avoir aussi de la souffrance et le nôtre peut leur faire peur. Nous avons à le respecter et à ne pas rester centrés sur nous. »

Quelle belle conclusion ! Penser à prendre soin de l’autre alors que l’on est mal.

Nous sommes partis de l’incendie de Notre Dame, édifice exceptionnel, appartenant à nous tous et nous avons considéré Lueur et Espoir construit par la souffrance dépressive. Que chacun de nous apporte la pierre du bel Espoir que nous accueillons dans l’écoute des uns et des autres et qui fait la solidité de l’édifice dont Juliette a posé les fondations il y a 30 ans. Et sans le vouloir peut-être nous avons dit les merveilles de l’écoute (fondement de notre association) où l’humain est toujours premier dans notre relation (Respect de l’autre, affection, amour, reconnaissance). Là nous nous sentons bien et retrouvons force pour retourner à l’extérieur.
Quel beau bouquet d’anniversaire pour les 30 ans de Lueur d’Espoir. Les objectifs fixés dans la charte se révèlent encore aujourd’hui.

Longue vie à ce « Bel Edifice » !

Merci à tous.

Notre Après-midi se poursuit par l’intervention de Chloé Chaubernard

INTERVENTION MUSICOTHERAPIE ---

Les effets du son et de la musique sur le corps et l’esprit ne sont plus à prouver, nous en avons tous l’expérience dans nos écoutes personnelles, nos choix étant bien souvent en accord avec notre réalité ou besoin physique/mental. Exemples :

• Ecouter de la musique dynamique, rythmée quand on est joyeux, enthousiaste ou pour au contraire se motiver (corporellement ou/et mentalement)

• Quand on est triste, on va naturellement chercher des musiques tristes, nostalgiques à nos yeux (cela nous permettant d’accentuer l’émotion pour la libérer et l’harmoniser plus rapidement) On va donc naturellement rechercher les fréquences, les vibrations qui nous font du bien.

==> Nos besoins et envies auditifs sont donc de bons indicateurs de nos états d’Être et offrent ainsi une 1ère source d’outils pour aider à les équilibrer.

==> Sur cette base notre voix devient également un bon outil pour se faire du bien ! Le fait de chanter, juste pour soi, sous la douche, ou même pourquoi pas crier, va permettre d’extérioriser, de libérer, d’harmoniser les émotions (quelles qu’elles soient) entre autres grâce au souffle et aux fréquences sonores produites (inévitablement en accords avec nous-même). Cela va aussi faire vibrer le corps, qui va donc être stimulé et se détendre. Et si le corps est détendu, l’esprit aussi ! On pourrait donc dire que c’est un massage sonore et vibratoire. La lumière, les couleurs, les sons ne sont que des fréquences, des vibrations, des ondes. C’est le cas pour toute la matière. Chaque élément, organe, matière, être vivant à sa propre fréquence qui peut évoluer, se stabiliser, se déséquilibrer, et même s’accorder avec d’autres ! “Être sur la même longueur d’onde” n’est donc pas qu’une expression ! C’est le principe de la radio, il y a un émetteur et un récepteur. Quand les deux se retrouvent sur la même fréquence, ils rentrent en résonnance, ils s’harmonisent. On retrouve d’ailleurs ces termes en musique, résonnance, harmoniques des notes... Notre corps ayant sa propre fréquence, quand un déséquilibre (mental, physique ou émotionnel) survient et qu’une partie du corps n’est plus à sa juste vibration, elle devient disharmonieuse et des troubles peuvent alors se présenter.

==> Les outils en sonothérapie vont donc utiliser des fréquences, des notes, qui vont permettre de rééquilibrer le/les plans en déséquilibre, grâce à la résonnance et vibration de celles-ci, jusqu’à le/les ramener à leur fréquence naturelle de bonne santé. C’est le même principe que réaccorder n’importe quel instrument de musique ! C’est simplement vous aidez à vous réaccorder de façon consciente (vos ressources en toutes autonomie) et inconsciente en recevant simplement le soin qui agira là où il y en a besoin... .

---- En vous souhaitant les plus belles résonnances à venir !

---- Prenez soin de vous et de votre musique intérieure

Suite de l’interview de Mimi -

Ces personnes qui étaient accueillies qu’est ce que tu en pensais ?
Je n’ai jamais été confrontée à leurs situations.. On était portés par le groupe d’accueillants. Juliette était dynamique. Elle nous poussait vers un tout inventer. Elle disait qu’on était un lieu où on pouvait accueillir les gens après l’hospitalisation pour dire leurs souffrances.
Les accueillis de l’époque, ils restaient longtemps ?
Des personnes sont restées longtemps. Une dame, par exemple, est venue pendant 7 à 8 mois, elle dormait pendant la permanence. Chez elle, elle n’avait pas le droit. On respectait la liberté de chacun.
Les journées mensuelles ?
Au bout de quelques temps, mais assez vite en fait, on a mis en place les journées mensuelles. C’est Juliette qui est à l’origine.
Quel objectif ?
Regrouper des gens qui n’étaient pas sur Rennes. Elargir le groupe. Annick Le Pécheur avait répondu à la lettre de Juliette avant l’association. Par le bouche à oreilles, on était 35 – 40. On était sur le même mode de fonctionnement que maintenant sauf qu’il n’y avait pas d’intervenant l’après-midi. Les gens avaient beaucoup à dire. Dès le départ, on a senti qu’il y avait de la confiance entre les personnes du fait qu’elles avaient vécu la même chose. Ce qui se passe le mercredi matin, c’est nulle part ailleurs.
Le téléphone ?
Au bout de 2 ou 3 ans, on a installé le téléphone. Juliette voulait de l’anonymat. Mais les accueillis reconnaissaient notre voix, ce n’était pas possible. Il y avait une formation au téléphone ; Une accueillante (Madeleine) recevait la postulante au téléphone et faisait de l’écoute en double avec elle pendant 3 ou 4 mois. Le téléphone venait compléter ce que voulait Juliette, c’est-à-dire en complément des permanences et pouvoir écouter en direct.
Et le bulletin?
Les personnes qui venaient aux journées mensuelles n’avaient pas d’écrits, ils prenaient des notes. Le bulletin est une demande de leur part.
Comment sens tu l’évolution de l’association ?
La chose qui me vient tout de suite, c’est que les gens sont mieux soignés. Au début, les gens étaient très, très malades. La maladie a beaucoup évolué, le profil des accueillis a changé.
Au départ, y avait -il autant d’hommes que maintenant ?
Non, c’était que des femmes. Il y avait un homme , Jean Prat, puis il y en a eu 5 – 6 . Mais c’était surtout des femmes. Maintenant les hommes osent plus.
Au début de l’association, les gens parlaient ils beaucoup de solitude ?
La maladie n’était pas comprise du tout. C’était impossible de dire ça au début. La dépression, c’est tellement quelque chose d’interne à la personne, elle peut pas dire dans sa famille ou elle peut pas dire tout simplement. Les mentalités ont évolué tout doucement. Ca a commencé à changer au bout de 10 -15 ans. La solitude, la dépression, c’est les mêmes mais aujourd’hui, c’est mieux accepté.
Dans les permanences, une majorité de gens souffre de solitude. La maladie crée le vide dans les familles. Des gens se retrouvent à 50 -55 ans, la maladie les a mangé. Ils font le bilan de leur vie. Il y a aussi les grands évènements de vie qui amènent à la dépression.
Je ne pouvais pas écouter après le deuil de mon mari mais j’y suis quand même allée.
Dominique m’a dit en mettant la main sur mon bras : « Tu as le droit ». C’est un geste qui m’a aidée. En dépit des phrases qu’on me disait « Prends du temps… » , j’ai fait ma rebelle, j’y suis
allée. Je vivais à travers ce que les autres m’apportaient.
La permanence, c’est comme un sas de décompression pour pouvoir partir avec une nouvelle énergie. C’est un lieu où tu es reconnu, tu existes. Je me disais « tu ne reçois pas un malade,
tu reçois une telle, elle est en peine mais elle est autre chose aussi. »
Suite et fin dans le prochain bulletin

Texte proposé par Catherine


POEME DU BONHEUR


On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre.
Plus tard, on se sent frustré, par ce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce? La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, La Vraie Vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie. Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore : quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants quittent la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l’hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.

MERCREDI 15 Mai 2019
Rue Fernand Jacq – Métro le Blosne
Pôle associatif – Salle Bel Air

Elle débutera à 10h45

A partir de 13h : Nous quitterons la salle pour nous diriger vers le château du Boschet où nous avons rendez-vous à 14h pour un après-midi riche en découverte. Les personnes s’y rendant directement, nous leur donnons rendez-vous sur la place de l’église de Bourg des Comptes à 13h45.
A bientôt tous ensemble !

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