Bulletin Février 2019

«Lueur d’Espoir tu as 30 Ans. A cet âge l’homme construit sa vie et toi que deviens-tu ? ». Marie-Louise

Le mercredi 20 FEVRIER

Il me semble que tu continues le chemin lumineux de l’Espoir qui a vu le jour en 1989. Juliette a osé croire à la lumière qui existe en chaque personne, même quand elle est assombrie par la dépression. C’est alors qu’est née une association de ce type unique en France. C’est là qu’en se rencontrant tout simplement, des personnes dépressives ont fait naitre l’Espoir. En dehors de France, Juliette a cherché une « frangine » à son association. Elle l’a découverte au Canada et pendant un temps elles ont collaborés. Reconnue très vite officiellement l’association canadienne a eu des possibilités qui n’étaient pas les nôtres. Sans doute ce principe est-il porteur de valeurs puisqu’il a fait des petits. Importés en France par Hôpitaux psychiatriques de Paris ces dernières années. Dans la même ligne, ils en sont venus à embaucher leurs anciens patients. Ils affirment comme à Lueur d’Espoir que des personnes guéries ou stabilisées peuvent aider des malades dans le chemin d’un mieux-être. C’est ainsi que depuis 1986 (avant 1989) des personnes déprimées fréquentent nos rencontres. Et ce mercredi 20 Février une trentaine de personnes vont converger vers la salle Bel Air. Dans un climat simple et fraternel, elles vont s’écouter, partager, s’entraider. Après le bonjour d’usage, Florence rassemble les participants. Le manque d’assiduité à l’heure prévue va donner lieu à un petit rappel. Les matins de ces journées ne sont-ils pas « l’Âme » de Lueur d’Espoir ».
Cathy qui doit s’absenter pour des raisons de soins prend la parole. Aux personnes qui ont regretté le manque de compte-rendu du mois de Janvier, elle les informe que faute de notes il n’était pas réalisable. Elle a parlé avec Marie-Louise qui nous salue tous. Elle fait appel à ceux ou celles qui peuvent le service de la prise de notes. Cathy poursuit en rendant compte de l’évolution de sa maladie dont elle nous avait fait part à ses débuts. En résumé, après avoir été opérée 2 fois et subit plusieurs examens, ce fut un chemin assez dur, doublé par l’annonce du diagnostic de la maladie de son mari. Ce résultat a nécessité le montage de nombreux dossiers entrainant beaucoup de péripéties. Cathy, fatiguée par tant de démarches termine en disant : « Je crois avoir appris à aller à l’essentiel » ! Enfin, dit quelqu’un, un message positif. Dans un tel moment on pourrait « couler », mieux vaut réagir. Comme on peut le faire dans un milieu où on se sent à l’aise, Cathy a transmis quelque chose d’elle. Ce sujet va occuper notre matinée.
L’importance de la parole pour dire quelque chose de soi. « On ne parle pas seulement pour transmettre quelque chose à ses petits-enfants ». Ce peut être bien plus large. «L’âge n’est pas un obstacle ». « Je sais avoir quelque chose à transmettre ». « Transmettre simplement ce que l’on fait, surtout ce qui est positif ; on pense qu’il faut s’abstenir de ce qui est triste ». Tout le monde peut transmettre. Ch acun dit les choses à sa façon. Nous sommes si différents. Deux émotions semblables ne donnent pas lieu aux mêmes réactions. Nous sommes porteurs de valeurs : on n’y croit pas forcément. « Mieux vaut éviter de dire regrets et remords ».

« Un vieux pommier donne toujours de bonnes pommes ». Une personne âgée peut toujours offrir de bonnes choses. Comment faire pour décider d’être heureux ? (la réponse est difficile). Surtout ne pas se comparer. Dans la maladie on a tendance à le faire. Un fois encore, nous redisons « qu’il faut s’accepter » ! Accepter ce que l’on est. « Je suis différent mais j’essaie d’être juste et reconnaissant ». « La gentillesse et l’écoute sont importantes pour moi ». Comment faire partager son savoir sans l’imposer ? Ne pas avoir honte de ce que l’on ait, de ce que l’on sait et accepter ce que les autres sont et savent. Ainsi nous apprenons des autres. Ce qui compte c’est le partage. L’écoute réciproque est importante et engage à partager les émotions. Arriver à oser trouver sa place. « Je suis comme je suis. Ne pas laisser les autres avoir emprise sur nous… il faut toujours essayer d’être nous-mêmes, sinon nous souffrons ». « Attention à ne pas rester avec des paroles qui nous ont fait du mal. En relation humaine il n’y a jamais de garantie… On peut imaginer plus de mal qu’il n’y en a ». « Des difficultés de l’enfance on retient surtout l’humiliation ». « L’attitude désobligeante d’une enseignante peut enfermer dans un raisonnement toxique ! Une humiliation dans l’enfance peut se réveiller à l’âge adulte, et à la vue de toute enseignante les émotions de jeunesse sont ravivées. »
Après ce partage, nous pouvons dire que les rencontres mensuelles sont « l’âme de Lueur d’Espoir ». Nous échangeons, exprimons ce qu’il y a de plus profond en nous. L’écoute une fois par mois est importance et possible grâce au non jugement prévu dans notre charte.
Terminons sur une note où l’entraide « bat son plein » à condition de parler. Une personne de 111 ans souhaite voir le Mont St. Michel avant sa mort. Avoir osé le dire lui apporte la solution. Le voyage lui sera offert. (par le département de la Manche, je crois).
A vous, Madame, heureuse rencontre avec le Mont, et toi Lueur d’Espoir, sois toujours douce lumière dans mes obscurités !
Bulletin rédigé par Marie-Louise dont la vue lui fait de plus en plus défaut.

Compte -rendu de l’atelier d’écriture du mercredi 20 février

Nous avons passé un après midi bien sympathique. Nous avons fait travailler nos méninges avec Monsieur Jézéchel. Voici quelques extraits des textes produits qui prouvent bien le talent des participants !
Construire un texte avec une liste de mots comprenant la syllabe « bar ».
Un malabar embarqua sur une barque avec sa barrette, sa barrique et son barillet, en compagnie du barman avec sa barbe. Tous deux ont débarqué leur bardage dans une guimbarde en débarrassant une partie dans un baraquement pour éviter que le malabar à moitié barré ne vienne rembarrer le barman. Quand ces derniers tentèrent d’arriver dans un cabaret, ils se sont fait rembarrer. Olivier
Dans l’embarcation qui voguait vers Zanzibar, appuyé à la rambarde, aux barreaux rongés de rouille, ce vieux loubard des mers, roublard, peut être barbouze, pourvu d’une voix de baryton, affublé d’un débardeur sans âge, d’une barbe digne d’un barde breton, mâchouillant son carambar, se débarrassait dans sa tête, de ses bobards, de sa baraque et pensait à de l’or en barre, quête de son voyage.

Patrick

Une meute de chiens à l’affut d’un troupeau de sangliers et suivi d’une escouade de chasseurs ne parvenait pas à ses fins tant les porcs sauvages étaient malins. Ils s’étaient dispersés dans la forêt en allant chacun de leur côté tant et si bien que leurs poursuivants ne savaient plus qui prendre en filature. Ils décidèrent donc de faire demi-tour et de rentrer bredouilles.
Moralité : Qui va à la chasse n’a rien dans sa besace. (C’est Bougrain-Dubourg qui va être content !) Philippe
Devant le Bar tabac, Ginsbar et Bartabas allumaient un barbecue. Mais Brigitte Bardot les tenait par la barbichette pour les interrompre de tuer le cochon. Le spectacle était jobard devant l'embarquement de la guimbarde. Alors, les barbus ont posé les barre à mine à terre.

Martine

  • Écrire un texte commençant par la phrase :
    « Il était une fois un hameau qui ne comptait que deux habitants… »
    Ah ! Enfin seuls au monde. Adam et Eve réunis. Ils décidèrent de croquer la pomme.
    -Tiens. C’est pas mauvais les pommes ! S’exclamèrent ils.
    Ils allèrent dans un champ piquer du blé, le moulurent, en firent une tarte et ouvrirent une pâtisserie. Mais comme il n’y avait pas de clients, puisqu’ils n’étaient que deux, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Philippe

Il était une fois un hameau qui ne comptait plus que deux habitants, un merle noir et une poule rouge, n’étant pas de la même espèce et n’ayant pas gardé les vaches ensemble, au début ils se disputaient sans cesse. Après un long temps de guerre, ils signèrent une trêve et se partagèrent l’espace. Le merle noir sur les toits et les arbres avec interdiction d’en descendre ! La poule rouge dans les maisons et les jardins et interdiction de lever les yeux trop haut ! Chacun se sentait libre….mais… trop seul.
Ils moururent presque d’ennui et de solitude. Puis ils transgressèrent leurs propres règles et commencèrent à la nuit tombée à se raconter leur journée. Peu à peu, ils se rapprochèrent et finirent par vivre ensemble. La vie ne leur avait jamais parue aussi vaste et colorée. Le hameau abandonné leur devint un paradis.

Geneviève

La vie de maçon : Pour cent briques, t’as plus rien. Tu peux juste faire un mur. Un mur pour cent briques, ça fait cher, alors je décidai de construire une maison en bois. Mais elle ne cassait pas des briques. Alors, j’ai pris une tente igloo et j’ai décidé d’hiberner.

Philippe

  • De fil en aiguille ….la vie d’une couturière
    De mère en fille, la vie d’une sage- femme
    A tire-d’aile, la vie d’un ornithologue
    A cloche-pied, la vie d’un sonneur unijambiste (en mémoire de mon papa)
    A contre-courant, la vie d’un nageur professionnel
    A rebrousse-poil, la vie d’une toiletteuse
    A perdre haleine, la vie d’u plongeur sous-marin
    Tambour-battant, la vie d’un percussionniste
    A contre-pied, la vie d’un chausseur
    A gorge déployée, la vie d’une cantatrice
    A grandes enjambées, la vie d’un géographe arpenteur de la Révolution

Geneviève

Histoire imaginée par Cathy

Je vais vous raconter une histoire que j’ai imaginée en septembre dernier. Elle s’est imposée à moi lors de ma maladie, accrochée sans doute à un rêve dans la brume du matin qui accompagne le réveil. La maladie, je veux l’oublier, elle appartient au passé. Je souhaite qu’elle soit complétement dépassée. Par contre l’histoire, je voulais m’en souvenir. J’avais un crayon et un papier après ma première intervention et j’ai donné forme à cette histoire et je l’ai écrite ainsi.
Ce sont deux enfants, un frère et une soeur dont l’écart d’âge n’est que de 18 mois. Ils sont élevés par les grands parents qui leur apportent tout le confort. Ils sont très soudés, ils se tiennent la main sur le chemin de l’école, ils aiment les autres enfants mais ils ne veulent pas se perdre de vue. Ils passent beaucoup de temps dans une grande salle de jeux où chacun s’est approprié un coin pour jouer, s’inventer un monde.
Lui, il aimait les livres. Tout petit, il collectionnait les images, il les rangeait à sa façon, c’était son trésor. Il voulait apprendre à bien s’exprimer, à bien expliquer les choses. Il était émerveillé par un discours ou un plaidoyer syndical. Il aimait jouer avec les lettres, les mots…Il se passionnait pour les anagrammes et les palindromes.
Elle, par contre, les mots ne l’intéressaient pas. Elle aimait créer. Elle savait associer les couleurs, elle dessinait beaucoup. Elle faisait également des vêtements pour ses poupées en collant des morceaux de tissu.
A l’adolescence, ils s’éloignent progressivement l’un de l’autre à cause des études et d’une histoire d’amour, chacun de leur côté. Puis, ils se perdent de vue. Lui enseigne et elle, travaille dans une galerie d’art. Ils s‘éloignent.
Le temps passe, les grands parents ont beaucoup vieilli et lui disparait tragiquement. Comment va-t-elle survivre seule, ils s’étaient construits ensemble. Son frère avait les mots et elle ne savait faire qu’avec ses mains. Pour retrouver son frère, elle décide de s’inscrire en cours du soir auprès d’un professeur de lycée qui donne de son temps pour apprendre à lire aux adultes qui se sont fâchés trop tôt avec les mots lors de leur scolarité. Elle n’a pas de lacunes en français mais le professeur lui demande de l’aider à enseigner à ces adultes en difficulté. Elle y prend gout et trouvera l’amour auprès de ce professeur.
Ainsi, même absent, son frère l’aura guidé vers l’amour. Mon histoire ne me dit pas s’ils ont eu des enfants mais je l’ai trouvée belle et j’ai voulu la partager.

MERCREDI 18 AVRIL
Rue Fernand Jacq – Métro le Blosne
Pôle associatif
JOURNEE RENCONTRE
Elle débutera à 10h45

Après-midi à partir de 14h : Notre Assemblée Générale présidée par notre Présidente Annie, accompagnée par notre Trésorier Patrick et les membres du Conseil d’Administration.
Venez très nombreux nous encourager !
P.S. Rappel : Pour pouvoir voter, votre cotisation de 20 Euros doit être réglée. Merci

Bulletin Février 2019 (version pdf)

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